Dimanche le 28 novembre
Nous sommes présentement à Titusville, Floride. Nous naviguons via l'Intracostal afin de pousser le plus au sud possible.
Nous avons rejoint nos amis et ce soir c'est la fête sur l'un des voiliers. Nous avons, pour l'instant, laissé tomber l'idée d'une grande traversée et suivons le cortège des québécois qui se rendrons aux Bahamas. Nous visiterons de nouvelles îles et pousserons vers l'est un peu plus tard.
Demain nous ferons une grosse épicerie et organiserons une journée de visite au Epcot Center. Nous rejoindrons le groupe québécois mercredi car plusieurs quitterons demain pour Cocoa Beach quelques 20 milles plus loin.
Nous sommes heureux du déroulement actuel de notre voyage.
Qui êtes-vous ?
Louis Gravel, le capitaine, navigateur obligé car l'Amirale Christine Aubé aime la mer, les voyages et la voile.lundi 29 novembre 2010
vendredi 26 novembre 2010
St-Augustine
Vendredi le 26 novembre
Nous partons tôt ce matin afin de bénéficier des courants pour franchir les 38 milles nautiques restantes avant la jolie ville de St-Augustine. Cette ville a un passé espagnol et son histoire reflète cette époque. Les maisons et commerces ont une architecture particulière que j'aime beaucoup.
La marina municipale possède maintenant des boules de mouillage «mooring» à 20$/nuit incluant l'utilisation de la salle de lavage, des douches, du dinghy dock ainsi que la ligne internet. Nous avons utilisé tous les services !!
Par la suite nous avons déambulé dans la ville pour terminer la soirée à un joli resto Maya. Comme la température était clémente, nous avons bouffé sur la terrasse en écoutant des chansons de Noël !! Oui monsieur !! Comme c'est la fin de semaine de l'Action de Grâces américaine, les rues étaient bondés et grouillantes. De plus, la ville est illuminé de milliers de lumières.
Demain, samedi, nous reprenons la mer pour Lake Worth.
Nous partons tôt ce matin afin de bénéficier des courants pour franchir les 38 milles nautiques restantes avant la jolie ville de St-Augustine. Cette ville a un passé espagnol et son histoire reflète cette époque. Les maisons et commerces ont une architecture particulière que j'aime beaucoup.
La marina municipale possède maintenant des boules de mouillage «mooring» à 20$/nuit incluant l'utilisation de la salle de lavage, des douches, du dinghy dock ainsi que la ligne internet. Nous avons utilisé tous les services !!
Par la suite nous avons déambulé dans la ville pour terminer la soirée à un joli resto Maya. Comme la température était clémente, nous avons bouffé sur la terrasse en écoutant des chansons de Noël !! Oui monsieur !! Comme c'est la fin de semaine de l'Action de Grâces américaine, les rues étaient bondés et grouillantes. De plus, la ville est illuminé de milliers de lumières.
Demain, samedi, nous reprenons la mer pour Lake Worth.
St-John's River
Vendredi le 26 novembre
De Charleston nous avons pris la décision de reprendre la mer et de faire de la côtière vers l'inlet (chenal) de la St-John's River. Nous avons hâte d'arriver en Floride et d'avoir un peu de chaleur.
La traversée est du gâteau, les vents étant légers soit autour de 10 à 12 kn au portante. Notre régulateur d'allure (Cap Horn) fait un travail magnifique sous voile. Toutefois, à l'aube le vent nous laisse et nous devons continuer sous moteur. De plus, un épais brouillard se lève et il nous est impossible d'entrer dans l'inlet. De nombreux cargos sont coincés devant l'entrée. Le «pilot» et la garde-côtière ne permettent pas de navigation. Nous devrons donc attendre plus de 5 heures dans un brouillard à couper au couteau avant de finalement pouvoir pénétrer dans le chenal.
Nous faisons un arrêt «dodo» à proximité de l'ICW afin de se rendre à St-Augustine demain.
De Charleston nous avons pris la décision de reprendre la mer et de faire de la côtière vers l'inlet (chenal) de la St-John's River. Nous avons hâte d'arriver en Floride et d'avoir un peu de chaleur.
La traversée est du gâteau, les vents étant légers soit autour de 10 à 12 kn au portante. Notre régulateur d'allure (Cap Horn) fait un travail magnifique sous voile. Toutefois, à l'aube le vent nous laisse et nous devons continuer sous moteur. De plus, un épais brouillard se lève et il nous est impossible d'entrer dans l'inlet. De nombreux cargos sont coincés devant l'entrée. Le «pilot» et la garde-côtière ne permettent pas de navigation. Nous devrons donc attendre plus de 5 heures dans un brouillard à couper au couteau avant de finalement pouvoir pénétrer dans le chenal.
Nous faisons un arrêt «dodo» à proximité de l'ICW afin de se rendre à St-Augustine demain.
lundi 22 novembre 2010
Charleston
Vendredi le 19 novembre
Branle-bas de combat, nous décidons de partir de Georgetown et de tenter notre traversée vers les Antilles. Quoique les vents annoncés soient légers au départ et qu'il sera nécessaire de faire un peu de moteur, nous croyons qu'ils s'établiront d'ici 24 à 30h. Nous bouclons tout à l'extérieur comme à l'intérieur et c'est le départ vers l'aventure.
Au début, les vagues sont biens présentes et la houle assez forte mais au fil des heures le Gulf Stream devient une mer d'huile. Un appel logé auprès de notre fils Jean qui nous assure un lien météo, cette situation risque de perdurer encore pour un autre 24h et peut-être plus. Nos réserve de diésel n'étant pas infini, nous avons pris la décision de retourner vers la terre après 4 jours et 3 nuits de traversée. Nous devons avouer que cette décision a été difficile à prendre, quoique ce fut une belle pratique !!
Nous sommes présentement à Charleston pour 24h, le temps de reprendre notre souffle.
Comme le temps avance rapidement et que nous avons hâte de vivre un peu de temps de vacances, demain nous reprenons la mer en direction de St-Augustine.
Le reste est à suivre...
Branle-bas de combat, nous décidons de partir de Georgetown et de tenter notre traversée vers les Antilles. Quoique les vents annoncés soient légers au départ et qu'il sera nécessaire de faire un peu de moteur, nous croyons qu'ils s'établiront d'ici 24 à 30h. Nous bouclons tout à l'extérieur comme à l'intérieur et c'est le départ vers l'aventure.
Au début, les vagues sont biens présentes et la houle assez forte mais au fil des heures le Gulf Stream devient une mer d'huile. Un appel logé auprès de notre fils Jean qui nous assure un lien météo, cette situation risque de perdurer encore pour un autre 24h et peut-être plus. Nos réserve de diésel n'étant pas infini, nous avons pris la décision de retourner vers la terre après 4 jours et 3 nuits de traversée. Nous devons avouer que cette décision a été difficile à prendre, quoique ce fut une belle pratique !!
Nous sommes présentement à Charleston pour 24h, le temps de reprendre notre souffle.
Comme le temps avance rapidement et que nous avons hâte de vivre un peu de temps de vacances, demain nous reprenons la mer en direction de St-Augustine.
Le reste est à suivre...
| Gulf Stream lors de notre tentative de traversée vers les Antilles |
jeudi 18 novembre 2010
Georgetown (suite)
Jeudi le 18 novembre
Nous sommes de retour sur l'eau après deux journées passées sur des blocs.
Vers 8h30 ce matin, le mécano se pointe avec notre nouvelle pièce. Il a dû trafiquer l'ancienne boîte qui contenait le câble d'alimentation du diésel, la nouvelle pièce étant plus imposante que la précédente. De plus, Jim Johnson, le mécanicien, tient à être présent durant le retour de l'Albatros à l'eau. Une chance, car nous nous apercevons que les câbles ont été inversés. Ainsi, pour sortir de la rampe de mise à l'eau, Louis doit manœuvrer à l'envers, la marche arrière correspondant à l'avant et vice-versa. Un peu déroutant pour le conducteur !! Bref!! notre aventure se termine bien. Nous reprenons notre navigation.
Je dois mentionner la grande gentillesse des employés de la marina, qui durant notre très court séjour, s'est montré disponible.
Nous sommes donc fin prêt pour continuer notre descente vers la ville de Charleston en espérant une météo clémente pour les prochains jours.
Nous sommes de retour sur l'eau après deux journées passées sur des blocs.
Vers 8h30 ce matin, le mécano se pointe avec notre nouvelle pièce. Il a dû trafiquer l'ancienne boîte qui contenait le câble d'alimentation du diésel, la nouvelle pièce étant plus imposante que la précédente. De plus, Jim Johnson, le mécanicien, tient à être présent durant le retour de l'Albatros à l'eau. Une chance, car nous nous apercevons que les câbles ont été inversés. Ainsi, pour sortir de la rampe de mise à l'eau, Louis doit manœuvrer à l'envers, la marche arrière correspondant à l'avant et vice-versa. Un peu déroutant pour le conducteur !! Bref!! notre aventure se termine bien. Nous reprenons notre navigation.
Je dois mentionner la grande gentillesse des employés de la marina, qui durant notre très court séjour, s'est montré disponible.
Nous sommes donc fin prêt pour continuer notre descente vers la ville de Charleston en espérant une météo clémente pour les prochains jours.
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| Hazard Marina qui nous a accueillie avec beaucoup de gentillesse |
mercredi 17 novembre 2010
ICW et Georgetown (Caroline du Sud)
Vendredi 12 au mardi 16 novembre
Nous avons quitté Beaufort en direction de Charleston via l’Intracostal sous un ciel bleu sans nuage. ICW est une longue rivière tranquille parsemée de ponts à faire ouvrir parfois avec des horaires précis. L’Albatros n’ayant pas un moteur puissant, les distances parcourus dans une journée sont maigres.
Nous traversons des marécages peuplés d’oiseaux, d’arbres fantomatiques, les branches traînant dans l’eau. Parfois nous longeons les cours arrière de villas cossus. Toutefois, après trois jours de ce régime nous trouvons le chemin long. Les arrêts du soir se font aux détours de petites criques isolées de tout. Charmant pour qui aime la nature !!
C’est ainsi que nous avons découvert, en levant l’ancre, le matin du 16 novembre que le bateau ne voulais plus répondre aux manœuvres. Oups !! Qu’est-ce qui se passe ??
Branle bas de combat pour remettre l’ancre (génial nous sommes dans un endroit où le plan d’eau est suffisant) vider les coffres et vérifier le moteur. Louis découvre le câble d’alimentation de diésel inopérant donc fort probablement cassé. Hum !! On appelle TowBoat ou on fait une réparation de fortune ? Louis tente une réparation avec de la broche et des élastiques. Il nous reste 6 milles avant la ville de Georgetown (SC) où deux marinas peuvent nous accueillir. La réparation de fortune a tenu quoique je doive pousser manuellement le levier pour actionner le gaz directement à partir du moteur sous les ordres du capitaine. Fiou !!
Notre entrée à Georgetown s’est bien déroulée. Des arrangements ont été fait avec une marina qui offrait divers services dont un mécanicien prêt à regarder le tout rapidement. Tant qu’à devoir rester ici quelques jours nous avons décider de faire lever l’Albatros pour régler une fois pour toute le problème du pas de l’hélice qui ne nous donne pas suffisamment de puissance. Nous en avons profité également pour changer les anodes complètement finies.
Nous profiterons de cet arrêt obligatoire pour laver la coque, faire des retouches de peinture antisalissure, laver le pont, faire une grosse lessive, une épicerie, assister le mécano etc.… non la navigation n’est pas toujours un long fleuve tranquille.
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| Atterrissage gracieux!! d'un pélican |
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| Marécage le long de l'ICW |
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| Notre Albatros en cale sèche |
jeudi 11 novembre 2010
Beaufort (suite)
Jeudi le 11 novembre
Voilà plus de 4 jours que nous sommes ici à Beaufort en attente d'une météo favorable afin de prendre la mer pour les Antilles. Peine perdue, cette sapré météo continue à changer et à tourner. Contre mauvaise fortune, bon coeur nous décidons, Louis et moi, de continuer notre route vers le sud via ICW. J'avoue bien franchement être déçue. Je déteste avoir le nez collé sur le profondimètre.
Aujourd'hui, après notre séance quotidienne de visites des sites internet voués à la météo, nous avons profité de la ville et fait le tour des boutiques situées en bordure de la mer.
En après-midi, j'ai joué au baby-sitter. En effet, la veille j'avais proposé aux couple Sylvain et Caroline de l'Envoile lll de garder leurs deux mousses pour quelques heures. J'ai pu mettre à profit mes talents d'animatrice en ressortant mes jeux et astuces du temps des camps de jour. Nous avons terminé cette journée sur l'Albatros en compagnie de la famille de l'Envoile pour un 5 à 7.
Demain, cap vers Charleston !!
Voilà plus de 4 jours que nous sommes ici à Beaufort en attente d'une météo favorable afin de prendre la mer pour les Antilles. Peine perdue, cette sapré météo continue à changer et à tourner. Contre mauvaise fortune, bon coeur nous décidons, Louis et moi, de continuer notre route vers le sud via ICW. J'avoue bien franchement être déçue. Je déteste avoir le nez collé sur le profondimètre.
Aujourd'hui, après notre séance quotidienne de visites des sites internet voués à la météo, nous avons profité de la ville et fait le tour des boutiques situées en bordure de la mer.
En après-midi, j'ai joué au baby-sitter. En effet, la veille j'avais proposé aux couple Sylvain et Caroline de l'Envoile lll de garder leurs deux mousses pour quelques heures. J'ai pu mettre à profit mes talents d'animatrice en ressortant mes jeux et astuces du temps des camps de jour. Nous avons terminé cette journée sur l'Albatros en compagnie de la famille de l'Envoile pour un 5 à 7.
Demain, cap vers Charleston !!
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| Ancrage devant la ville de Beaufort. Photo prise à partir de l'Albatros |
lundi 8 novembre 2010
Beaufort (Caroline du Nord)
Lundi le 8 novembre
Nous avons beau être en Caroline du Nord, il arrive parfois que la température ressemble à celle du Québec. Les matins sont autour de 5C. Pas chaud !! Nous avons même condamné notre chambre avant, en fermant la porte, trop humide. Nous couchons dorénavant dans le carré avec notre petit chauffage.
Hier, nous avons pris nos bicyclettes pour se rendre à l'épicerie située à plus de 2 milles. Loin pour des marcheurs avec des sacs de bouffe mais OK pour des cyclistes, quoique l'on ne passe pas inaperçu avec nos gros sacs.
Aujourd'hui plusieurs voiliers ont quitté la rade soit pour descendre vers Charleston en Caroline du Sud soit pour une tentative d'une traversée vers les Bahamas. Quand à nous, la fenêtre météo est trop mince pour partir. Nous regardons attentivement pour dimanche prochain.
En attendant, nous peaufinons les derniers préparatifs et prenons le temps de visiter. D'ailleurs cet après-midi, après un lunch dans un petit resto, nous sommes allées marcher sur l'île adjacente à notre ancrage. Cette île est peuplée de chevaux sauvages et est une réserve faunique pour une multitude d'oiseaux. L'île est toutefois bien gardée. Elle foisonne de chardons qui vous collent partout et qui rendent la marche désagréable. On a eu la chance de rencontrer deux belles bêtes dont vous trouverez des photos ci-dessous.
Nous avons beau être en Caroline du Nord, il arrive parfois que la température ressemble à celle du Québec. Les matins sont autour de 5C. Pas chaud !! Nous avons même condamné notre chambre avant, en fermant la porte, trop humide. Nous couchons dorénavant dans le carré avec notre petit chauffage.
Hier, nous avons pris nos bicyclettes pour se rendre à l'épicerie située à plus de 2 milles. Loin pour des marcheurs avec des sacs de bouffe mais OK pour des cyclistes, quoique l'on ne passe pas inaperçu avec nos gros sacs.
Aujourd'hui plusieurs voiliers ont quitté la rade soit pour descendre vers Charleston en Caroline du Sud soit pour une tentative d'une traversée vers les Bahamas. Quand à nous, la fenêtre météo est trop mince pour partir. Nous regardons attentivement pour dimanche prochain.
En attendant, nous peaufinons les derniers préparatifs et prenons le temps de visiter. D'ailleurs cet après-midi, après un lunch dans un petit resto, nous sommes allées marcher sur l'île adjacente à notre ancrage. Cette île est peuplée de chevaux sauvages et est une réserve faunique pour une multitude d'oiseaux. L'île est toutefois bien gardée. Elle foisonne de chardons qui vous collent partout et qui rendent la marche désagréable. On a eu la chance de rencontrer deux belles bêtes dont vous trouverez des photos ci-dessous.
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| Il y a encore des fleurs en Caroline du Nord !! |
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| Petit lunch à Beaufort devant notre ancrage |
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| Chevaux sauvages que l'on voit de notre voilier |
| Paysage des Carolines |
dimanche 7 novembre 2010
Oriental
Les 5 et 6 novembre
Nos amis El Raso et Mathurin ll ont quitté Oriental vers Beaufort en ce vendredi pluvieux. Quant à nous, nous quittons le quai municipal gratuit pour ré-ancrer dans le bassin, le quai étant offert pour seulement 48 heures. Nous ne pouvons les suivre car nous avons commandé via internet un téléphone Iridium qui doit arriver plus tard aujourd'hui.
Notre précieux colis attendus est finalement arrivé samedi matin à 9h. Durant ces 2 derniers jours nous avons fréquenté le café du quai. Cet endroit, fort sympathique, est surtout composé de navigateurs en transit vers les Antilles et de pêcheurs locaux. Le matin est tellement achalandé que les gens doivent parfois aller dehors pour siroter le café. Le WiFi étant gratuit, tout le monde s'entasse pour prendre la météo et s'enquérir des départs des uns et des autres. Actuellement, nous sommes tous pris à attendre la fin de Thomas qui n'en fini plus de mourir. De plus, calvaire !! (citation de Louis) une nouvelle dépression du Nord s'annonce, peu propice à une traversée du Gulf Stream.
Bref, nous quittons Oriental samedi vers 10h30 en direction de Beaufort où nous arriverons vers 16h à marée basse. Nous devions aller vers une crique située plus loin, mais impossible d'y pénétrer durant la basse marée où il y a de grosse chance de heurter les fonds. Ici les marées sont de plus de 4,5 pieds, ce qui fait une différence entre pénétrer dans une passe ou trop tard... on coince.
À partir d'ici nos amis se dispersent. Plusieurs, découragés du temps, poursuivent via l'Intracostal vers la Floride, d'autres comme nous, attendons encore pour une fenêtre météo qui tarde à venir. En attendant, nous stockons les vivres et «rongeons notre frein» sous une température de de 5C (le matin) dans l'humidité et un vent du Nord. À quand les chauds rayons et le bikini !!
Nos amis El Raso et Mathurin ll ont quitté Oriental vers Beaufort en ce vendredi pluvieux. Quant à nous, nous quittons le quai municipal gratuit pour ré-ancrer dans le bassin, le quai étant offert pour seulement 48 heures. Nous ne pouvons les suivre car nous avons commandé via internet un téléphone Iridium qui doit arriver plus tard aujourd'hui.
Notre précieux colis attendus est finalement arrivé samedi matin à 9h. Durant ces 2 derniers jours nous avons fréquenté le café du quai. Cet endroit, fort sympathique, est surtout composé de navigateurs en transit vers les Antilles et de pêcheurs locaux. Le matin est tellement achalandé que les gens doivent parfois aller dehors pour siroter le café. Le WiFi étant gratuit, tout le monde s'entasse pour prendre la météo et s'enquérir des départs des uns et des autres. Actuellement, nous sommes tous pris à attendre la fin de Thomas qui n'en fini plus de mourir. De plus, calvaire !! (citation de Louis) une nouvelle dépression du Nord s'annonce, peu propice à une traversée du Gulf Stream.
Bref, nous quittons Oriental samedi vers 10h30 en direction de Beaufort où nous arriverons vers 16h à marée basse. Nous devions aller vers une crique située plus loin, mais impossible d'y pénétrer durant la basse marée où il y a de grosse chance de heurter les fonds. Ici les marées sont de plus de 4,5 pieds, ce qui fait une différence entre pénétrer dans une passe ou trop tard... on coince.
À partir d'ici nos amis se dispersent. Plusieurs, découragés du temps, poursuivent via l'Intracostal vers la Floride, d'autres comme nous, attendons encore pour une fenêtre météo qui tarde à venir. En attendant, nous stockons les vivres et «rongeons notre frein» sous une température de de 5C (le matin) dans l'humidité et un vent du Nord. À quand les chauds rayons et le bikini !!
| Crevetiers à côté du quai municipal où nous étions amarrés |
| Café du quai, où chaque matin nous nous retrouvions pour discuter météo et fraterniser avec les pêcheurs de l"endroit |
jeudi 4 novembre 2010
Oriental
Du 1er au 4 novembre
Nous sommes bloqués à Oriental City (25 miles avant Beaufort), mère nature n'étant pas «su no't bord». Il semblerait même qu’un rallye voyageant vers les Antilles ait été annulée. La météo ne présente rien de bien intéressant pour une traversée océanique dans la prochaine semaine. Il nous faut idéalement des vents en provenance du sud (sud-est ou sud ouest à la limite) pour les 2 premiers jours de la traversée du Gulf Stream, avec des vents qui ne dépassent pas 15 nœuds. Or c’est plutôt des vents Nord ou Nord Ouest de 20 à 35 nœuds qui sont annoncés !!!!!!#‡±—$@!!?‡•±†˜
Cette attente nous permet cependant de faire des rencontres intéressantes et de mieux nous préparer. C'est ainsi qu'avec l'aide de Martin du voilier El Raso, nous avons acquis un téléphone satellite Iridium. Notre radio amateur refuse toujours d'émettre et nous n'avons plus la patience de «gosser» l'électronique. Nous pourrons donc, en pleine mer, et quelques soit notre position, téléphoner nos proches, envoyer des courriels, donner notre latitude-longitude en mer mais surtout de recevoir la météo.
De plus, la ville de Oriental offre le quai municipal de façon gracieuse pour une période de 48 heures. Trois des quatre bateaux avons pris d'assaut cet espace judicieusement placé devant le café du quai. En moins de deux le quai est devenu le centre d'attraction du village et notre cour arrière. Chaque matin nous nous retrouvons au café avec de nombreux navigateurs, pêcheurs, locaux, tous plus généreux les uns que les autres. Le soir venu les 5 à 7 se déroulent sur le quai avec tous ces gens du coin qui sont tous liés de loin ou de proche à la mer
Nous resterons à Oriental jusqu’à samedi puisque nous attendons la livraison via UPS du téléphone satellite (Iridium).
| Les résidents d'Oriental sont d'une grande générosité. Ici, un résident nous a offert un lift pour la corvée essence-diésel. |
| Mathurin ll, l'Albatros (bout du quai) et Al Raso (malheureusement hors cadre) entourant le quai municipal devenu notre cour arrière durant 48 heures |
Alligator river
Du 27 octobre au 31 octobre
Nous descendons doucement vers le sud.
Depuis quelques jours, nous sommes 4 bateaux qui se suivons de villages en criques isolées. Nous ancrons au milieu de nulle part, parfois dans de petits villages de pêcheurs. Chaque équipage a son histoire et ses raisons de laisser la vie citadine pour partir à l’aventure.
El Raso a construit son bateau et part pour un tour du monde en famille, Mathurin ll est composé d’un équipage père-fils, Peace IV est un gros catamaran construit également par ses propriétaires et le couple voyage depuis de très nombreuses années et sont plus âgés. Tous se sont retrouvés en ce samedi soir du 30 octobre pour l'apéro. Dix personnes rassemblées dans le cockpit de notre voilier WOW !! Soirée où les histoires, les rires et le simple plaisir de partager un bout de chemin.
L’Halloween fut également mémorable. Quatre voiliers ancrés dans une jolie rivière, une bonne bouffe nous rassemble sur le voilier El Raso, un magnifique coucher de soleil vient illuminer le ciel et soudain un bruit assourdissant. Des milliers de canards s’envolent. J’vous jure ce n’est pas de la pub !!
| Catamaran de nos amis El Raso (Tiki 38) |
| Coucher de soleil lors de notre souper de l'Halloween |
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| Ann et Nev lors d'un pot-luck à l'Halloween |
mercredi 3 novembre 2010
Dismal Swamp Canal (suite)
Lundi 25 octobre
Le groupe de voiliers rencontrés hier dans la Swamp Canal s’est entendu pour être sur les ondes radios dès 7h30 afin de mettre en commun nos sources météo. Nous devons traverser deux rivières dont la profondeur n’est que de 8 à 9 pieds. Des vents trop forts et nos voiliers se retrouveront à tanguer entre les creux de vagues. Il n’est pas bon se retrouver dans cette partie du canal par vent frais du sud.
D’un commun accord tous décident de rester ancrés derrière notre petite île. De toute façon la pluie est de la partie. J’ai donc consacré la matinée à mettre ce blog à jour, quoique internet ne soit pas accessible. Le blog sera donc publié que plus tard. J’ai également terminé un travail d’épissure qui consiste à tresser un cordage de manière élégante afin de mettre bout à bout un cordage et une chaine. On repassera pour l’élégance. Je n’ai pas fait ce travail depuis des lunes et les explications du livre ne sont pas très claires. Mais bon, cela devrait tenir.
En après-midi, Ann, une navigatrice d’environ 68 ans, forte d’une expérience de plus de 20 ans dont plusieurs traversées en solitaire, nous invite sur son catamaran pour regarder ensemble les cartes et nous donner des suggestions d’arrêts. Ce sera l’occasion d’écouter de nombreux récits cocasses mais également de recevoir de judicieux conseils.
Puis vers 17h la pluie s’est mise à tomber fortement, six annexes gonflables se sont détachées du grand catamaran pour retourner sur leurs voiliers respectifs. Demain sera comme aujourd’hui. Il est fort probable que l’Albatros reste ici encore une autre journée.
Dismal Swamp Canal
Dimanche le 24 octobre
Au coup de 8h30, l’éclusier nous adresse par voie du VHF de nous tenir prêt pour l’éclusage. Tout comme Wizard, l’Albatros a eu quelques difficultés à passer la dernière écluse de New York. C’est avec appréhension que JE (Christine) entre dans l’écluse, mon capitaine étant plus zen que moi. Le maître éclusier en poste depuis 16 ans est un homme coloré et très sympathique. Après nous avoir donné les instructions d’usages, la conversation se porte sur notre destination ultime. Il me demande tout bonnement si j’ai une conch (gros coquillage). Oui, j’en possède une et je sais même en souffler. Trèves de plaisanterie, monsieur l’éclusier veut m’en voir jouer. Moi et ma grande langue. Je vais donc chercher l’objet en question et m’évertue à sortir un son du nautile. J’y réussi tant bien que mal. À son tour il soufflera en y ajoutant des nuances toniques. Aie !! j’écluse moi, je ne fais pas un concert !! Ainsi, le long processus de faire lever le bateau de 12 pieds s’est bien déroulé.
Nous avons entrepris la longue descente de la Dismal Swamp Canal toujours aussi peu profonde. On y verra par moment 5.2 pieds ce qui est exactement notre hauteur de quille.
Cette longue rivière sinueuse de plus de 75 milles terrestres dont la moitié a été construite de main d’homme traverse deux états soit la Virginie et la Caroline du Nord. Elle est très étroite, peu profonde mais d’une grande beauté avec sa verdure luxuriante. Peupliers, houx, bosquets touffus, arbres géants dont les pieds baignent dans l’eau et les branches sont de longs filaments. Il est facile d’imaginer des décors de films.
La journée s’écoule sous un soleil radieux. Notre destination, Élizabeth City, où les quais sont gratuits. Toutefois, quelques milles avant le dernier pont à bascule à faire ouvrir, j’entends sur la radio VHF appeler le nom de mon voilier. Ce n’est pas notre compagnon de voyage alors qui est-ce ?? Nous venions de passer une île où j’avais entrevu quelques voiliers mais après consultation avec mon capitaine, nous continuions notre navigation vers la ville prévue. Cet appel provenant du voilier Mathurin a fait changer le cours de la journée. En contournant l’île c’est plus de 8 bateaux à l’ancre dont plus de la moitié son québécois. Rapidement un zodiac se pointe pour nous inviter à un party d’anniversaire. Comme c’est également le mien nous acceptons avec empressement. Eh bien ce fut le plus beau cadeau impromptu que j’ai eu. Six équipages ont fêté et le tout s’est terminé à bord de Wizard avec un bon gros spag.
| Petit matin dans une crique de la Dismal Swamp Canal |
| Notre joyeux éclusier jouant de la conch |
mardi 2 novembre 2010
Dismal Swamp Canal
Samedi 23 octobre
Départ de Norfolk vers 13h30 avec l’intention de coucher devant la première écluse de la Dismal Swamp Canal. Nous quittons notre ancrage en compagnie de Wizard, bateau québécois dont l’équipage provient de la Côte Nord. Myriam et sa fille Amina sont d’ailleurs Inus.
Nous avons effectivement couché dans le canal face à l’écluse, aucun autre ancrage n’étant disponible dans le coin. Est-ce vraiment sécuritaire ? Le guide indique qu’après la dernière ouverture de l’écluse il n’y a pas de problème. Nous serons donc aux premières loges à 8h30.
Nous invitons l’équipage de Wizard pour un pot-luck à bord de l’Albatros.
Nous avons été fort impressionné par la faune de cet endroit
Départ de Norfolk vers 13h30 avec l’intention de coucher devant la première écluse de la Dismal Swamp Canal. Nous quittons notre ancrage en compagnie de Wizard, bateau québécois dont l’équipage provient de la Côte Nord. Myriam et sa fille Amina sont d’ailleurs Inus.
Nous avons effectivement couché dans le canal face à l’écluse, aucun autre ancrage n’étant disponible dans le coin. Est-ce vraiment sécuritaire ? Le guide indique qu’après la dernière ouverture de l’écluse il n’y a pas de problème. Nous serons donc aux premières loges à 8h30.
Nous invitons l’équipage de Wizard pour un pot-luck à bord de l’Albatros.
Nous avons été fort impressionné par la faune de cet endroit
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| L'un des nombreux ponts à passer |
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| Nos amis du voilier Wiizard |
jeudi 21 octobre 2010
Norfolk
Mardi le 19 octobre
Le lundi 18 octobre fut surtout consacré au repos ayant amarré à Norfolk vers 14h après notre petite virée de nuit.
Mardi matin, à la première heure, Louis a pris son courage à deux mains afin de plonger sous l'Albatros pour vérifier son arbre d'hélice. Bonne nouvelle tout semble OK. Par la suite, nous avons traversé la rivière, le bassin d'ancrage se trouvant en face de la ville, pour visiter Norfolk.
Quel plaisir de retrouver cette ville que nous avions sillonné avec les enfants dix ans plus tôt. Nous y avons découvert une belle épicerie qui nous a permis de renflouer le garde-manger du bord.
Au retour, un 5 à 7 s'est organisé sur l'Albatros avec comme invités les voiliers Prana et Nepteau. Non, aujourd'hui il ne s'est rien passé de spécial, la journée coulant tranquillement comme je les aiment.
Le lundi 18 octobre fut surtout consacré au repos ayant amarré à Norfolk vers 14h après notre petite virée de nuit.
Mardi matin, à la première heure, Louis a pris son courage à deux mains afin de plonger sous l'Albatros pour vérifier son arbre d'hélice. Bonne nouvelle tout semble OK. Par la suite, nous avons traversé la rivière, le bassin d'ancrage se trouvant en face de la ville, pour visiter Norfolk.
Quel plaisir de retrouver cette ville que nous avions sillonné avec les enfants dix ans plus tôt. Nous y avons découvert une belle épicerie qui nous a permis de renflouer le garde-manger du bord.
Au retour, un 5 à 7 s'est organisé sur l'Albatros avec comme invités les voiliers Prana et Nepteau. Non, aujourd'hui il ne s'est rien passé de spécial, la journée coulant tranquillement comme je les aiment.
| Visite du SS Wisconsin |
| Grues à la sortie de Norfolk |
Norfolk
Dimanche le 17 octobre
Nous avons quitté Solomon Island vers 10h pour une traversée de 28h vers Norfolk, les vents annoncés au bulletin météo étant favorables.
En début de journée, Jus-l’eau notre régulateur d’allure Cape Horn, a été notre meilleur équipier, assurant notre cap sans aucune plainte. Toutefois, à la tombée de la nuit, nous avons dû prendre la relève à la barre et partir les moteurs, les vents ayant légèrement tournés et se trouvant en plein dans notre direction mais également parce que la baie de Chasepeake se transforme en autoroute de cargo, de porte-conteneurs et de méga bateaux de croisières tous empruntant la même direction. Au secours !!
J’essaie de savoir dans quelles directions vont tous ces engins afin d’être en dehors de leur route mais ils ressemblent tous à de gros arbres de Noël et je distingue mal leurs phares de directions verts ou rouges. J’en serait quitte pour me faire indiquer fermement par le capitaine d’un paquebot de virer bout pour bout pour lui accorder le passage et de bien vouloir mettre ma radio sur le poste 13 et non le 16. Ben quoi alors, les urgences ne sont-ils pas sur le 16 ? Pas la nuit. Il faut être sur le poste commercial afin que tout ce beau monde s’entendent, VOILIERS compris. La leçon apprise, j’ai pu par la suite négocier un second passage avec un gros tanker qui m’a demandé de bien vouloir tourner à l’ouest afin de lui céder le passage. Plus tard, il me rappelle non pas pour m’enguirlander mais bien pour me remercier et me souhaiter bonne nuit. J’en ai été quitte pour bafouiller un minable merci.
Comme j’étais hyper nerveuse, Louis a préféré rester avec moi. De plus, divers petits incidents sont venus ponctuer le train-train de la nuit. Bruits incongrus provenant du moteur, qui a suscité un branle-bas de combat pour sortir tout le fatras qui se trouvait dans les cales durant la nuit pour vérifier l’arbre d’hélice, une écoute de génois qui se bloque ce qui nécessite de sortir du cockpit, la récupération du petit safran de Jus-l’eau (notre régulateur d’allure) qui on ne sait pas pourquoi s’est soudainement décroché et finalement les virements de bords afin d’éviter le trafic etc.. Qui a dit que les croisières étaient des vacances où la publicité dépeint le profil élancé d’un long voilier filant doucement sous un coucher de soleil ?
Puis le vent est tombé et nous avons dû repartir le moteur en vérifiant s’il tenait le coup. Louis n’est toujours pas certain du problème. Il fera une plongée sous l’eau afin de vérifier s’il n’y a pas un filin provenant des nombreuses cages à crabes, véritable fléau sur la Chasepeake.
Nous sommes maintenant ancré devant le porte-avion bien connu SS Wisconsin dans un petit bassin au centre ville de Norfolk. Il y au moins 7 bateaux québécois ici. Nous y retrouvons Nepteau et Prana avec lesquels nous prendrons un apéro.
Nous avons quitté Solomon Island vers 10h pour une traversée de 28h vers Norfolk, les vents annoncés au bulletin météo étant favorables.
En début de journée, Jus-l’eau notre régulateur d’allure Cape Horn, a été notre meilleur équipier, assurant notre cap sans aucune plainte. Toutefois, à la tombée de la nuit, nous avons dû prendre la relève à la barre et partir les moteurs, les vents ayant légèrement tournés et se trouvant en plein dans notre direction mais également parce que la baie de Chasepeake se transforme en autoroute de cargo, de porte-conteneurs et de méga bateaux de croisières tous empruntant la même direction. Au secours !!
J’essaie de savoir dans quelles directions vont tous ces engins afin d’être en dehors de leur route mais ils ressemblent tous à de gros arbres de Noël et je distingue mal leurs phares de directions verts ou rouges. J’en serait quitte pour me faire indiquer fermement par le capitaine d’un paquebot de virer bout pour bout pour lui accorder le passage et de bien vouloir mettre ma radio sur le poste 13 et non le 16. Ben quoi alors, les urgences ne sont-ils pas sur le 16 ? Pas la nuit. Il faut être sur le poste commercial afin que tout ce beau monde s’entendent, VOILIERS compris. La leçon apprise, j’ai pu par la suite négocier un second passage avec un gros tanker qui m’a demandé de bien vouloir tourner à l’ouest afin de lui céder le passage. Plus tard, il me rappelle non pas pour m’enguirlander mais bien pour me remercier et me souhaiter bonne nuit. J’en ai été quitte pour bafouiller un minable merci.
Comme j’étais hyper nerveuse, Louis a préféré rester avec moi. De plus, divers petits incidents sont venus ponctuer le train-train de la nuit. Bruits incongrus provenant du moteur, qui a suscité un branle-bas de combat pour sortir tout le fatras qui se trouvait dans les cales durant la nuit pour vérifier l’arbre d’hélice, une écoute de génois qui se bloque ce qui nécessite de sortir du cockpit, la récupération du petit safran de Jus-l’eau (notre régulateur d’allure) qui on ne sait pas pourquoi s’est soudainement décroché et finalement les virements de bords afin d’éviter le trafic etc.. Qui a dit que les croisières étaient des vacances où la publicité dépeint le profil élancé d’un long voilier filant doucement sous un coucher de soleil ?
Puis le vent est tombé et nous avons dû repartir le moteur en vérifiant s’il tenait le coup. Louis n’est toujours pas certain du problème. Il fera une plongée sous l’eau afin de vérifier s’il n’y a pas un filin provenant des nombreuses cages à crabes, véritable fléau sur la Chasepeake.
Nous sommes maintenant ancré devant le porte-avion bien connu SS Wisconsin dans un petit bassin au centre ville de Norfolk. Il y au moins 7 bateaux québécois ici. Nous y retrouvons Nepteau et Prana avec lesquels nous prendrons un apéro.
vendredi 15 octobre 2010
Solomon Island (5è journée)
Vendredi le 15 octobre
La pluie a fait place au soleil. Quoique l'air soit très frais, il fait bon ouvrir les écoutilles et sortir dehors.
Lucy, une résidente de Solomon, nous avait fortement conseillée de visiter le musée de l'île et pour cause, elle y travaillait. Ce musée est consacré à l'histoire, la faune et la flore de la Chesapeake et plus spécifiquement à la rivière où nous sommes ancré soit la Patuxten.
Le musée est fort intéressant. On y relate la petite et grande histoire de ce coin des États-Unis. Également, plusieurs galeries sont consacrées aux enfants (petits et grands) tels que aquariums de poissons, de raies, de loutres espiègles et bassins où l'on peux toucher des crabes, des concombres de mer etc,,,
Nous y avons retrouvé Lucy qui s'est empressée de nous faire découvrir quelques facettes méconnues du musée soit des fresques peintes où l'artiste s'est amusé à y insérer figurines, animaux et même des scènes euh.. comment dire... coquines. C'est assez hallucinant !!
De retour au bateau, nous avons tenté d'installer un nouvel équipement commandé la veille et qui nous avait été conseillé par un «expert» de la compagnie Garmin au Boat Show d'Annapolis chez qui nous avions posé de très nombreuses questions. Bref, après plusieurs heures de taponnage et bien il appert que les appareils ne soient pas compatibles. #$%?&*(%$ etc... Je crois que je vais me remettre au sextant, plus fiable et qui ne demande pas d'électricité. Il faudra revoir le tout.
La pluie a fait place au soleil. Quoique l'air soit très frais, il fait bon ouvrir les écoutilles et sortir dehors.
Lucy, une résidente de Solomon, nous avait fortement conseillée de visiter le musée de l'île et pour cause, elle y travaillait. Ce musée est consacré à l'histoire, la faune et la flore de la Chesapeake et plus spécifiquement à la rivière où nous sommes ancré soit la Patuxten.
Le musée est fort intéressant. On y relate la petite et grande histoire de ce coin des États-Unis. Également, plusieurs galeries sont consacrées aux enfants (petits et grands) tels que aquariums de poissons, de raies, de loutres espiègles et bassins où l'on peux toucher des crabes, des concombres de mer etc,,,
Nous y avons retrouvé Lucy qui s'est empressée de nous faire découvrir quelques facettes méconnues du musée soit des fresques peintes où l'artiste s'est amusé à y insérer figurines, animaux et même des scènes euh.. comment dire... coquines. C'est assez hallucinant !!
De retour au bateau, nous avons tenté d'installer un nouvel équipement commandé la veille et qui nous avait été conseillé par un «expert» de la compagnie Garmin au Boat Show d'Annapolis chez qui nous avions posé de très nombreuses questions. Bref, après plusieurs heures de taponnage et bien il appert que les appareils ne soient pas compatibles. #$%?&*(%$ etc... Je crois que je vais me remettre au sextant, plus fiable et qui ne demande pas d'électricité. Il faudra revoir le tout.
| Phare de Drum Point où nous avons rencontré Lucy, une employée du musée, rencontré la veille. |
jeudi 14 octobre 2010
Solomon Island (4è journée)
Jeudi le 14 octobre
Les journées se suivent et ne se ressemblent pas et etc.. (je sais je me répète...)
Si hier le grand beau temps etait présent aujourd'hui «Il pleut, il pleut bergère !!» Déprimant au max. Impossible de faire quoi que ce soit c'est le déluge. Nous sommes bons pour faire de la cuisine. Moi j'y vais pour un pain à l'avoine et Louis pour un pâté végétarien aux légumes.
Nous avons également joué au Scrabble. L'Amirale a été quitte pour se faire royalement «varloper». La revanche sera douce au cœur de l'indienne !!.
| Le souper est servi |
| Louis ne trouve rien de mieux que de me photographier pendant la vaisselle. le crapaud !! |
Solomon Island (3è journée)
Mercredi le 13 octobre
Aujourd'hui nous continuons l'exploration de cet endroit qu'est Solomon Island. Nous avons convenu Louis et moi d'une journée consacrée à la photographie. Lucy, rencontrée hier à la petite église, nous avait recommandé «Annmarie's Garden».
Nous avons donc roulé jusqu'à cet endroit pour notre safari-photo. Annmarie's Garden est un sentier qui serpente dans un joli sous-bois où de nombreuses sculptures y sont exposées. Nous y avons passé tout l'après-midi. Louis avait, pour cette occasion, trimballé tout l'arsenal photographique. Un peu encombrant en ce qui me concerne mais nous avons eu un plaisir fou.
Comme j'avais le goût de manger des hamburgers (eh oui !! ça m'arrive !!) nous avons organisé un petit party à nous. Grosse musique (gracieuseté de notre grande amie, Sophie) chips, hamburger et un verre de vin pour arroser tout ça. Vive les vacances.
Voici quelques photos prises de cette belle journée.
Aujourd'hui nous continuons l'exploration de cet endroit qu'est Solomon Island. Nous avons convenu Louis et moi d'une journée consacrée à la photographie. Lucy, rencontrée hier à la petite église, nous avait recommandé «Annmarie's Garden».
Nous avons donc roulé jusqu'à cet endroit pour notre safari-photo. Annmarie's Garden est un sentier qui serpente dans un joli sous-bois où de nombreuses sculptures y sont exposées. Nous y avons passé tout l'après-midi. Louis avait, pour cette occasion, trimballé tout l'arsenal photographique. Un peu encombrant en ce qui me concerne mais nous avons eu un plaisir fou.
Comme j'avais le goût de manger des hamburgers (eh oui !! ça m'arrive !!) nous avons organisé un petit party à nous. Grosse musique (gracieuseté de notre grande amie, Sophie) chips, hamburger et un verre de vin pour arroser tout ça. Vive les vacances.
Voici quelques photos prises de cette belle journée.
| C'est nous !! |
| Nous avons pris la place de 2 sculptures absentes. Nous ne faisons pas le poids. |
![]() |
mercredi 13 octobre 2010
Solomon Island (2è journée)
Mardi 12 octobre
Comme à chaque fois que nous restons au même endroit nous devenons paresseux. Le matin s'étire largement au delà des heures habituelles. Louis et moi dormons comme des marmottes. Il semble que nous avons des semaines, que dire, des mois de sommeil à rattraper.
Aujourd'hui, il fait un temps magnifique. Il faut visiter l'endroit et ses attractions. Les bicyclettes sont mises dans le Zodiac et nous partons en «repérage», Épicerie, quincaillerie, marchands divers, promenade parsemées de boutique, Solomons Island a bien des attraits.
Midi, nous repérons un petit «Pier» avec un restaurant sympa. Arrêt. Après un lunch de moules nous reprenons nos bicyclettes pour poursuivre nos découvertes. Nous nous arrêtons au laboratoire dédié à l'environnement de l'Université du Maryland, Un monsieur, d'un âge avancé, nous reçoit et nous indique qu'il n'y a pas vraiment de visite car la saison est terminée. Toutefois, voyant notre accent il nous répond dans un français accentué d'une teinte très québécoise. Après quelques interrogations, Monsieur Philippe Denis, nous informe que ses parents sont de Rivière du Loup. S'il n'y a pas habité il a retenu la langue. De plus, il nous a introduit à une partie du musée avec beaucoup d'aplomb et de vivacité. Ce fut une belle rencontre.
Par la suite, nous avons visité une minuscule église où nous avons rencontré Lucy, la préposée de l'endroit, qui nous a accueilli avec tellement de gentillesse. Elle nous a parlé de Solomons et son histoire, nous encourageant à visiter le musée. Elle nous a même demandé si nous avions besoin de quelque chose afin de nous aider. Nous sommes toujours aussi surpris de cet accueil si chaleureux.
La journée s'est ainsi déroulée, doucement allant de découvertes en découvertes. Je constate que la bicyclette est un merveilleux véhicule qui nous permet de mieux visiter tous ces lieux. Quelle belle idée Louis a eu d'acquérir cet équipement malgré son encombrement à bord.
Comme à chaque fois que nous restons au même endroit nous devenons paresseux. Le matin s'étire largement au delà des heures habituelles. Louis et moi dormons comme des marmottes. Il semble que nous avons des semaines, que dire, des mois de sommeil à rattraper.
Aujourd'hui, il fait un temps magnifique. Il faut visiter l'endroit et ses attractions. Les bicyclettes sont mises dans le Zodiac et nous partons en «repérage», Épicerie, quincaillerie, marchands divers, promenade parsemées de boutique, Solomons Island a bien des attraits.
Midi, nous repérons un petit «Pier» avec un restaurant sympa. Arrêt. Après un lunch de moules nous reprenons nos bicyclettes pour poursuivre nos découvertes. Nous nous arrêtons au laboratoire dédié à l'environnement de l'Université du Maryland, Un monsieur, d'un âge avancé, nous reçoit et nous indique qu'il n'y a pas vraiment de visite car la saison est terminée. Toutefois, voyant notre accent il nous répond dans un français accentué d'une teinte très québécoise. Après quelques interrogations, Monsieur Philippe Denis, nous informe que ses parents sont de Rivière du Loup. S'il n'y a pas habité il a retenu la langue. De plus, il nous a introduit à une partie du musée avec beaucoup d'aplomb et de vivacité. Ce fut une belle rencontre.
Par la suite, nous avons visité une minuscule église où nous avons rencontré Lucy, la préposée de l'endroit, qui nous a accueilli avec tellement de gentillesse. Elle nous a parlé de Solomons et son histoire, nous encourageant à visiter le musée. Elle nous a même demandé si nous avions besoin de quelque chose afin de nous aider. Nous sommes toujours aussi surpris de cet accueil si chaleureux.
La journée s'est ainsi déroulée, doucement allant de découvertes en découvertes. Je constate que la bicyclette est un merveilleux véhicule qui nous permet de mieux visiter tous ces lieux. Quelle belle idée Louis a eu d'acquérir cet équipement malgré son encombrement à bord.
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| Le Pier de Solomon Island |
| Belle journée et surtout bonne bouffe |
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